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<channel><title><![CDATA[Rubambelle - Blog]]></title><link><![CDATA[https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance]]></link><description><![CDATA[Blog]]></description><pubDate>Sat, 09 May 2026 02:19:59 +0200</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[La naissance de T* le jour de Noël en maternité]]></title><link><![CDATA[https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-de-t-le-jour-de-noel-en-maternite]]></link><comments><![CDATA[https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-de-t-le-jour-de-noel-en-maternite#comments]]></comments><pubDate>Sun, 22 Dec 2024 21:01:11 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-de-t-le-jour-de-noel-en-maternite</guid><description><![CDATA[La date du terme est au 30 d&eacute;cembre et j'imagine passer Nouvel An &agrave; la maternit&eacute;. Je rigole avec une amie, qui me dit qu&rsquo;elle viendra me trouver avec du champagne. A aucun moment, je pense que b&eacute;b&eacute; pourrait arriver &agrave; No&euml;l&hellip; Et c&rsquo;est pourtant ce qu&rsquo;il d&eacute;cide !Le 24 au soir, nous f&ecirc;tons avec une partie de la famille. Au cours de la soir&eacute;e, je me sens un peu fatigu&eacute;e et "absente". De retour &agrave; la [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><span>La date du terme est au 30 d&eacute;cembre et j'imagine passer Nouvel An &agrave; la maternit&eacute;. Je rigole avec une amie, qui me dit qu&rsquo;elle viendra me trouver avec du champagne. A aucun moment, je pense que b&eacute;b&eacute; pourrait arriver &agrave; No&euml;l&hellip; Et c&rsquo;est pourtant ce qu&rsquo;il d&eacute;cide !</span><br /><br /><span>Le 24 au soir, nous f&ecirc;tons avec une partie de la famille. Au cours de la soir&eacute;e, je me sens un peu fatigu&eacute;e et "absente". De retour &agrave; la maison, le papa part se coucher et je tarde &agrave; faire de m&ecirc;me. Je prends le temps de ranger une ou deux choses et de regarder mes cadeaux. Je le rejoins vers 1h du matin. Deux heures plus tard, ce que je crois &ecirc;tre un coup de pied de b&eacute;b&eacute; me r&eacute;veille. Je me rendors rapidement, mais quelques minutes apr&egrave;s, la m&ecirc;me sensation revient et je remarque que j&rsquo;ai perdu du liquide. Je me l&egrave;ve, pensant que j&rsquo;ai d&ucirc; perdre les eaux et je le v&eacute;rifie &agrave; l'aide d'une serviette hygi&eacute;nique. Les contractions se mettent en route tout de suite, d&rsquo;une intensit&eacute; tout &agrave; fait g&eacute;rable, mais r&eacute;guli&egrave;res. Je ne r&eacute;veille pas le papa. J&rsquo;appelle la maternit&eacute; et la sage-femme me dit que je peux prendre une douche, me pr&eacute;parer gentiment, puis prendre la route. Nous sommes &agrave; une cinquantaine de kilom&egrave;tres du lieu de naissance choisi.</span><br /><br /><span>Comme c'est le jour de No&euml;l, je pr&eacute;pare ce que j'avais cuisin&eacute; et devais apporter pour le repas. Je mets les derni&egrave;res affaires dans mon sac et je prends une douche, alors que le papa dort encore. Je me dis que c&rsquo;est bien qu&rsquo;il se repose pour la suite.</span><br /><br /><span>Vers 5h du matin, j&rsquo;appelle mes parents et c&rsquo;est mon papa qui me r&eacute;pond. Je lui annonce que j&rsquo;ai perdu les eaux et que nous allons partir pour la maternit&eacute;. Comme nous avons un chien, il sait ainsi qu&rsquo;il devra venir le chercher, ainsi que ce que j&rsquo;ai pr&eacute;par&eacute; pour No&euml;l. Par la suite, il me dira comme il a &eacute;t&eacute; impressionn&eacute; de m&rsquo;entendre lui dire sur un ton si l&eacute;ger et confiant que j&rsquo;&eacute;tais en travail. Il est vrai que tout m&rsquo;est apparu fluide et naturel depuis que je me suis lev&eacute;e. </span><br /><span>Je r&eacute;veille finalement le papa, qui se pr&eacute;pare rapidement, et nous partons vers 5h30. </span><br /><br /><span>Le trajet jusqu&rsquo;&agrave; la maternit&eacute; est un beau souvenir : circuler un 25 d&eacute;cembre au petit matin, dans la nuit froide, avec une vue magnifique sur le lac... Lorsqu&rsquo;une contraction arrive, je me penche en avant, en appui sur le tableau de bord. Puis d&egrave;s qu&rsquo;elle est pass&eacute;e, je me recule. J&rsquo;admire toutes ces lumi&egrave;res, nous parlons peu.</span><br /><br /><span>Arriv&eacute;s &agrave; la maternit&eacute;, nous sommes accueillis par une sage-femme qui porte une jupe courte rouge et un bonnet de No&euml;l, elle me fait penser &agrave; un lutin. Je ne passe par contre pas un tr&egrave;s bon moment avec elle, car elle veut me faire un monitoring (20 minutes couch&eacute;e sur le dos) et je bouge trop selon elle. En effet, je n&rsquo;arrive pas &agrave; rester immobile lorsqu&rsquo;une contraction arrive et elles sont &agrave; pr&eacute;sent plus rapproch&eacute;es. Elle me fait finalement un toucher et semble surprise lorsqu&rsquo;elle me dit que je suis dilat&eacute;e &agrave; 6 cm.</span><br /><br /><span>A partir de ce moment, le temps devient flou. Nous montons en chambre, o&ugrave; je me change, car mon jean est mouill&eacute; et c&rsquo;est tr&egrave;s inconfortable (quelle mauvaise id&eacute;e d'enfiler un jean le jour de son accouchement !). Plusieurs fois, lors des vagues, je m'accroche au bout du lit, fesses en arri&egrave;re, dos &eacute;tir&eacute; et ventre dans le vide. Cela me fait du bien. Je suis dans un &eacute;tat second, tr&egrave;s peu r&eacute;ceptive &agrave; ce qui m&rsquo;entoure. On me propose des bricelets, que j&rsquo;essaye de manger, mais je n&rsquo;ai pas d&rsquo;app&eacute;tit.</span><br /><br /><span>Vers 8 heures, nous passons en salle d&rsquo;accouchement. Avec le recul, c&rsquo;est bizarre de ne plus avoir conscience du temps qui s'est &eacute;coul&eacute;. Les contractions deviennent tr&egrave;s intenses et me font presque perdre pieds. J&rsquo;avais souhait&eacute; accoucher dans une position utilisant la verticalit&eacute;, mais je suis incapable de tenir sur mes jambes. Je ne suis bien que sur le dos. La sage-femme me propose de me mettre &agrave; quatre pattes, mais je cherche d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment une prise, une corde ou quelque chose auquel m&rsquo;accrocher et je ne fais que d&eacute;monter le lit. Je repasse sur le dos et il me semble commencer &agrave; pousser peu apr&egrave;s. Depuis mon arriv&eacute;e en salle d&rsquo;accouchement, c&rsquo;est une autre sage-femme qui m&rsquo;accompagne et sa pr&eacute;sence sera d'un grand soutien. La position sur le dos est am&eacute;nag&eacute;e selon la m&eacute;thode de Gasquet&nbsp;: t&ecirc;te relev&eacute;e et haut du corps d&eacute;gag&eacute;. Une poche de liquide est plac&eacute;e sous mon sacrum (pour la mobilit&eacute;). J&rsquo;ai le sentiment de pousser pendant des heures. L&rsquo;envie de pousser est pr&eacute;sente une contraction sur deux et c&rsquo;est comme si b&eacute;b&eacute; remonte entre deux. J&rsquo;entends la sage-femme dire au papa que notre b&eacute;b&eacute; ne va pas tarder &agrave; arriver et finalement, il na&icirc;tra &agrave; 11h30. D&egrave;s qu&rsquo;une vague est pass&eacute;e, je me tourne sur le c&ocirc;t&eacute; et je m&rsquo;endors ou tout du moi je pars. Je sens la vague suivante arriver, mais je prolonge ce moment qui est tellement agr&eacute;able. Puis, je fais un signe de la main &agrave; la sage-femme, qui m&rsquo;aide &agrave; me retourner et &agrave; positionner mes jambes sur ses &eacute;paules. Avec mes mains, je pousse de toutes mes forces contre mes jambes et je repousse ma t&ecirc;te dans l&rsquo;oreiller. Les sensations sont tellement fortes, tellement puissantes que je dis que je vais mourir.</span><br /><br /><span>Quelque temps avant, le m&eacute;decin &eacute;tait pass&eacute; et m&rsquo;avait tendu la main pour me saluer. Ce geste m&rsquo;est vraiment rest&eacute; comme parfaitement incongru. Le m&eacute;decin avait regard&eacute; le monitoring, semblant dire &agrave; la sage-femme que c'&eacute;tait un peu long. Cette derni&egrave;re lui avait r&eacute;pondu &laquo;&nbsp;Madame g&egrave;re&nbsp;&raquo; et il &eacute;tait rapidement reparti.</span><br /><br /><span>Jusqu&rsquo;&agrave; ce point du r&eacute;cit, je n&rsquo;ai pas fait de bruits ou de cris. Une croyance que j&rsquo;avais &eacute;tait qu&rsquo;il fallait accoucher &laquo;&nbsp;en silence&nbsp;&raquo;, car ma maman m&rsquo;avait toujours racont&eacute; que ma grand-maman et elle-m&ecirc;me avaient donn&eacute; naissance ainsi. </span><span>Tout &agrave; la fin, la sage-femme, qui a peut-&ecirc;tre remarqu&eacute; que je me retiens, me dit &laquo;&nbsp;Vous avez le droit de crier&nbsp;&raquo;. Et c'est &agrave; ce moment-l&agrave;, en un cri et une puissante pouss&eacute;e, que mon b&eacute;b&eacute; na&icirc;t. Cette sensation de glissement hors du corps est un tel soulagement, apr&egrave;s des heures pass&eacute;es avec l'impression d&rsquo;&ecirc;tre enti&egrave;rement dilat&eacute;e. Mes premiers mots sont &laquo;&nbsp;Il est o&ugrave;, il est o&ugrave;&nbsp;?&nbsp;&raquo; et enfin il est d&eacute;pos&eacute; sur mon c&oelig;ur.</span><br /><br /><span>Lorsque le papa revient des soins et de la pes&eacute;e, il me demande &agrave; combien j&rsquo;estime le poids de b&eacute;b&eacute; T*. Le gyn&eacute;cologue m&rsquo;avait pr&eacute;dit un petit b&eacute;b&eacute; (3kg environ), mais j&rsquo;avais toujours eu la sensation qu&rsquo;il ferait 3kg500, ce que je r&eacute;ponds . Quelle fiert&eacute; d&rsquo;apprendre qu&rsquo;il pesait 3kg680 (pour 51 cm). Je n&rsquo;ai que des &eacute;raillures pour lesquelles ont me fait quelques points de suture. </span><br /><br />Notes :<br />En demandant le rapport de la maternit&eacute;, j'ai pu voir que j'avais en effet &eacute;t&eacute; &agrave; dilation compl&egrave;te durant 2 heures. J'ai aussi appris que lors d'un premier accouchement, il peut arriver que b&eacute;b&eacute; fasse le "yo-yo" c'est &agrave; dire descende lors d'une contraction, puis remonte un peu. Cela permettrait d'&eacute;tirer les tissus progressivement.<br /><br />Nathalie, maman de T*<br></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La naissance d'O. dans l'eau]]></title><link><![CDATA[https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-do-dans-leau]]></link><comments><![CDATA[https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-do-dans-leau#comments]]></comments><pubDate>Sun, 01 Jan 2023 07:52:40 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-do-dans-leau</guid><description><![CDATA[Ce deuxi&egrave;me r&eacute;cit sera celui de la naissance d'O* au travers de mon regard de doula. Une naissance toute particuli&egrave;re, car sa maman et moi nous sommes connues, comme nous aimons &agrave; le raconter, lorsque nous &eacute;tions dans le ventre de nos mamans (au fameux cours d'accouchement sans douleur).Pour ce troisi&egrave;me accouchement, V* d&eacute;sire faire une partie du travail et donner naissance dans la baignoire. Elle souhaite que la physiologie soit respect&eacute;e [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">Ce deuxi&egrave;me r&eacute;cit sera celui de la naissance d'O* au travers de mon regard de doula. Une naissance toute particuli&egrave;re, car sa maman et moi nous sommes connues, comme nous aimons &agrave; le raconter, lorsque nous &eacute;tions dans le ventre de nos mamans (au fameux cours d'accouchement sans douleur).<br /><br />Pour ce troisi&egrave;me accouchement, V* d&eacute;sire faire une partie du travail et donner naissance dans la baignoire. Elle souhaite que la physiologie soit respect&eacute;e avec notamment la libert&eacute; de mouvement, pas d'acc&eacute;l&eacute;ration du travail, la pouss&eacute;e r&eacute;flexe et fait la demande, au travers du projet de naissance, de pouvoir attraper elle-m&ecirc;me son b&eacute;b&eacute; et de couper le cordon elle-m&ecirc;me &eacute;galement une fois qu'il aura cess&eacute; de battre.<br /><br />Le premier jour de l'An, dans la soir&eacute;e, je re&ccedil;ois un message de V* qui me dit qu'elle se sent un peu bizarre, avec des tiraillements dans les aines, mais qu'elle pense que ce n'est pas pour cette nuit. Le lendemain, &agrave; 7h10, V* m'appelle, car elle a perdu un peu de liquide &agrave; 4h du matin et elle a des contractions toutes les 5-6 minutes.<br /><br />Je la retrouve &agrave; 8h15 &agrave; la Maternit&eacute;, o&ugrave; l'admission et les contr&ocirc;les (monitoring, toucher vaginal, pose de la voie veineuse) commencent. Un moment inconfortable pour la maman, dont le dossier n'est pas trouv&eacute;, amenant de nombreuses questions, alors que la femme qui accouche ne devrait pas &ecirc;tre stimul&eacute;e intellectuellement.<br /><br />V* m'exprime le besoin de retrouver sa bulle et je le relaie aupr&egrave;s de la sage-femme. Nous passons ainsi en salle d'accouchement. La baignoire est remplie et la maman y entre avec plaisir &agrave; 10h05. Dans un premier temps, elle se tient debout, en suspension &agrave; une barre fix&eacute;e au-dessus de la baignoire. Puis elle s'assied sur ses talons, genoux ouverts et lorsqu'une vague arrive, elle repousse avec ses bras le bord de la baignoire. Rapidement, l'intensit&eacute; augmente et ce que j'identifierai par la suite comme la phase de d&eacute;sesp&eacute;rance survient. Je sonne pour appeler la sage-femme, il est 10h45. Peu apr&egrave;s son arriv&eacute;e, V* crie "&ccedil;a pousse !" et la sage-femme me demande de sonner sa coll&egrave;gue, pendant qu'elle pr&eacute;pare linges etc. La contraction suivante est d'une tr&egrave;s grande intensit&eacute;, la maman a le r&eacute;flexe de se soulever et donne naissance, comme souhait&eacute;, dans l'eau, &agrave; 4 pattes. La sage-femme accueille O* qui est n&eacute; coiff&eacute; (sa t&ecirc;te recouverte par une partie de la poche de liquide amniotique) et le maintient doucement sous l'eau, le temps que sa maman puisse elle-m&ecirc;me l'attraper et l'amener sur sa poitrine. Il est 10h50.<br /><br />Apr&egrave;s que le cordon ait &eacute;t&eacute; coup&eacute; par V*, on m'installe avec O* en peau &agrave; peau, le temps que sa maman sorte de l'eau et s'installe sur le lit. A ce moment-l&agrave;, cette derni&egrave;re fait un malaise. Des renforts arrivent et le m&eacute;decin s'inqui&egrave;te des saignements. En tant que doula, je vis difficilement ce moment, car j'entends la souffrance de mon amie et ne re&ccedil;ois aucune information. Je per&ccedil;ois &eacute;galement les d&eacute;saccords entre le personnel soignant et des paroles dures adress&eacute;es &agrave; la maman par le m&eacute;decin. Rapidement cependant, je me recentre sur mon r&ocirc;le, souhait&eacute; par la maman en cas de complications. Je me rends enti&egrave;rement pr&eacute;sente &agrave; b&eacute;b&eacute; O*, toujours en peau &agrave; peau. Je lui parle doucement et lui explique que sa maman a besoin de soins, mais qu'il la rejoindra tout bient&ocirc;t. Plus tard, V* me confiera que la bulle qu'elle ressentait autour d'O* et moi lui apportait du calme et qu'elle &eacute;tait en confiance vis &agrave; vis de son b&eacute;b&eacute;.<br /><br />Une heure plus tard, maman et b&eacute;b&eacute; seront r&eacute;unis pour une premi&egrave;re t&eacute;t&eacute;e, le d&eacute;but d'un allaitement long. Ce jour-l&agrave;, une famille s'est agrandie et j'ai &eacute;t&eacute; t&eacute;moin de la force et du courage des femmes. Merci V* et O* pour ce pr&eacute;cieux cadeaux.<br /><br />Nathalie, doula<br />Janvier 2023<br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La naissance de M* à la maison]]></title><link><![CDATA[https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-de-m-a-la-maison]]></link><comments><![CDATA[https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-de-m-a-la-maison#comments]]></comments><pubDate>Sat, 16 Apr 2022 20:14:53 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.rubambelle.ch/recits-de-naissance/la-naissance-de-m-a-la-maison</guid><description><![CDATA[&#8203;Pour raconter l&rsquo;histoire de la naissance de M*, il me semble important d&rsquo;expliquer rapidement celle de sa grande s&oelig;ur M*, trois ann&eacute;es plus t&ocirc;t&hellip; Nous &eacute;tions alors en 2018. J&rsquo;avais pour intention d&rsquo;accoucher en milieu hospitalier pour &ecirc;tre &laquo;&nbsp;s&eacute;curis&eacute;e&nbsp;&raquo;&nbsp;et j&rsquo;y avais fait une pr&eacute;paration &agrave; la naissance. Le jour J, &agrave; terme +8 jours, apr&egrave;s un moment &agrave [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:justify;">&#8203;Pour raconter l&rsquo;histoire de la naissance de M*, il me semble important d&rsquo;expliquer rapidement celle de sa grande s&oelig;ur M*, trois ann&eacute;es plus t&ocirc;t&hellip; Nous &eacute;tions alors en 2018. J&rsquo;avais pour intention d&rsquo;accoucher en milieu hospitalier pour &ecirc;tre &laquo;&nbsp;s&eacute;curis&eacute;e&nbsp;&raquo;&nbsp;et j&rsquo;y avais fait une pr&eacute;paration &agrave; la naissance. Le jour J, &agrave; terme +8 jours, apr&egrave;s un moment &agrave; la maison au cours duquel j&rsquo;avais le sentiment de bien g&eacute;rer la douleur, nous sommes partis pour l&rsquo;h&ocirc;pital et une fois la porte de la maternit&eacute; pass&eacute;e, c&rsquo;est comme si je m&rsquo;en &eacute;tais remise au milieu m&eacute;dical pour g&eacute;rer ma douleur. Je ne suis plus parvenue &agrave; g&eacute;rer mes contractions et j&rsquo;ai demand&eacute; une p&eacute;ridurale. J&rsquo;ai accouch&eacute; sur le dos, ma fille avait la t&ecirc;te tourn&eacute;e vers les &eacute;toiles et lors de ma derni&egrave;re pouss&eacute;e, la gyn&eacute;cologue m&rsquo;a fait une expression abdominale, geste qui consiste &agrave; appuyer tr&egrave;s fort sur le haut du ventre pour faciliter l&rsquo;expulsion du b&eacute;b&eacute; (man&oelig;uvre proscrite en Suisse et interdite en France). M* a &eacute;t&eacute; pos&eacute;e sur mon ventre&hellip; Le cordon ombilical a &eacute;t&eacute; coup&eacute; par le papa&hellip; M* ne respirait pas bien&hellip; Elle ne criait pas&hellip; Elle a d&ucirc; &ecirc;tre emmen&eacute;e en p&eacute;diatrie, car elle faisait un pneumothorax (liquide amniotique dans la cage thoracique, emp&ecirc;chant les poumons de s&rsquo;ouvrir correctement) et elle a pass&eacute; 3 jours en n&eacute;onat, o&ugrave; son papa et moi ne pouvions pas la prendre dans nos bras. J&rsquo;ai tir&eacute; mon lait tant bien que mal au-dessus du berceau, demandant &agrave; une infirmi&egrave;re, consultante en lactation, de me soutenir&hellip; Lors de la mise au sein au troisi&egrave;me jour, M* a t&eacute;t&eacute; et elle a &eacute;t&eacute; allait&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; ses deux ans et demi : tout est bien qui finit bien&hellip; Cependant, tout aurait pu &ecirc;tre r&eacute;ellement plus &laquo;&nbsp;s&eacute;curisant&nbsp;&raquo; avec l&rsquo;accompagnement &laquo;&nbsp;fil rouge&nbsp;&raquo; d&rsquo;une doula qui aurait pu &ecirc;tre une personne de r&eacute;f&eacute;rence pour moi lors des d&eacute;fis que nous avons eu &agrave; relever mon mari (qui s&rsquo;est senti tellement seul pendant toutes ces &eacute;tapes), ma fille et moi (qui ait notamment &eacute;t&eacute; oubli&eacute;e pendant 9h par l&rsquo;&eacute;quipe m&eacute;dicale en salle d&rsquo;accouchement apr&egrave;s la naissance de ma fille, n'ayant pas os&eacute; le signaler).<br />&nbsp;<br />Trois ans plus tard, enceinte de M*&hellip; Le bonheur et l&rsquo;innocence des d&eacute;buts d&rsquo;une grossesse nous ont envahis mon mari et moi. Ayant d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute;e &agrave; l&rsquo;accouchement en milieu hospitalier, j&rsquo;avais envie de vivre une autre aventure. J&rsquo;avais entendu parler des doulas et j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; questionner mon r&eacute;seau pour en trouver une. D&egrave;s les premi&egrave;res s&eacute;ances avec notre doula, les &eacute;changes sur la premi&egrave;re grossesse et le premier accouchement nous ont amen&eacute; &agrave; nous rappeler de la naissance de M* et &agrave; nous questionner sur ce que nous voulions et ce que nous ne voulions pas. L&rsquo;un des moments-cl&eacute;s fut quand notre doula nous proposa d&rsquo;oser &laquo;&nbsp;r&ecirc;ver&nbsp;&raquo; notre accouchement id&eacute;al car nous envisagions toujours des options &laquo;&nbsp;en cas de probl&egrave;me&nbsp;&raquo;. L&rsquo;accouchement de r&ecirc;ve pour nous &eacute;tait chez nous, &agrave; la maison, dans notre intimit&eacute;. Tout en ayant tout de m&ecirc;me pr&eacute;vu les alternatives, nous nous sommes alors mis &agrave; pr&eacute;parer cet accouchement avec sa complicit&eacute; &agrave; la maison&hellip; et quelques mois plus tard, nous avons eu la chance de le vivre&nbsp;! En voici le r&eacute;cit&nbsp;:<br />&nbsp;<br />Nous &eacute;tions vendredi soir, &agrave; une semaine du terme pr&eacute;vu de la naissance de M*. Je regardais un film humoristique et me &laquo;&nbsp;bidonnais&nbsp;&raquo; devant celui-ci. Je n&rsquo;avais pas en t&ecirc;te l&rsquo;accouchement, me disant que ce serait une semaine plus tard. Je pensais simplement &agrave; cette histoire d&rsquo;hormones du plaisir facilitant l&rsquo;accouchement et je me disais que ce serait dr&ocirc;le que j&rsquo;accouche justement dans la foul&eacute;e&hellip; Je ne pensais pas si bien dire ! Le lendemain, le samedi, j&rsquo;&eacute;tais fatigu&eacute;e et je me reposais beaucoup. J&rsquo;avais quelques douleurs dans le bas du ventre, comme des douleurs de r&egrave;gles. Vers 21h, ces douleurs devenaient r&eacute;guli&egrave;res, toutes les 20 minutes, mais je me disais que ce n&rsquo;&eacute;tait pas assez douloureux pour que ce soit l&rsquo;accouchement qui se pr&eacute;pare. Vers 1h, les douleurs &eacute;taient toutes les 3 minutes &ndash; mon mari qui prenait note des diff&eacute;rentes vagues me regardait alors avec des yeux p&eacute;tillants&nbsp;: &laquo;&nbsp;je crois qu&rsquo;il est temps d&rsquo;appeler la sage-femme&nbsp;&raquo;, dit-il. Je n&rsquo;&eacute;tais toujours pas convaincue que j&rsquo;&eacute;tais en train d&rsquo;accoucher, mais pour le rassurer, j&rsquo;acceptais. La sage-femme est arriv&eacute;e chez nous pour un contr&ocirc;le&nbsp;: j&rsquo;&eacute;tais &laquo;&nbsp;ouverte&nbsp;&raquo; de 2 cm&hellip; Pas de quoi imaginer un accouchement imminent. Les vagues s&rsquo;intensifiaient et je voulais absolument garder ma verticalit&eacute;. J&rsquo;&eacute;tais appuy&eacute;e sur mon divan, tout en laissant mon bassin vers le bas pour m&rsquo;aider de la gravit&eacute;, sans faire d&rsquo;effort particulier &ndash; au contraire, en me disant que je laissais mon corps et mon b&eacute;b&eacute; faire et que moi, ce que je pouvais faire, c'&eacute;tait respirer et me d&eacute;tendre. Je sentais mon bassin qui se contractait &agrave; chaque pic de vague&hellip; Et &agrave; chaque apaisement, j&rsquo;ajoutais volontairement de la d&eacute;tente. Je pensais qu&rsquo;on &eacute;tait partis comme cela jusqu&rsquo;au lendemain matin, mais vers 3h40, le travail s&rsquo;intensifiait encore&hellip; Je n&rsquo;&eacute;tais alors plus s&ucirc;re que l&rsquo;accouchement &agrave; la maison &eacute;tait une bonne id&eacute;e (phase de d&eacute;sesp&eacute;rance)&hellip; Mon ouverture &eacute;tait compl&egrave;te&nbsp;: ma poche des eaux &eacute;clatait et j&rsquo;accouchais 10 minutes plus tard de M*. A sa sortie, M* a cri&eacute;, comme un nouveau-n&eacute; le fait et notre fille M*, qui dormait &agrave; c&ocirc;t&eacute;, s&rsquo;est r&eacute;veill&eacute;e en criant, comme elle ne l&rsquo;avait pas fait &agrave; sa naissance, comme un premier cri pour elle aussi, comme une re-naissance. Elle nous a alors rejoints pour rencontrer sa petite s&oelig;ur&hellip; Nous avons laiss&eacute; le cordon ombilical battre jusqu&rsquo;au bout, puis le papa l&rsquo;a coup&eacute; et en m&ecirc;me temps, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de dire &agrave; ma fille qu&rsquo;elle allait maintenant pouvoir &ecirc;tre autonome dans cette vie, que je l&rsquo;aimais et que je l&rsquo;accompagnerai mais qu&rsquo;elle allait &ecirc;tre un petit &ecirc;tre &agrave; part de moi&hellip; Mots d&rsquo;Amour que je n&rsquo;avais pas eu la chance de prononcer &agrave; la naissance de M*. Seconde naissance id&eacute;ale&hellip; Naissance r&ecirc;v&eacute;e&hellip; Aujourd&rsquo;hui encore, deux mois plus tard, je n&rsquo;ose croire qu&rsquo;elle a eu lieu, que ce que notre doula nous a propos&eacute; d&rsquo;imaginer en s&eacute;r&eacute;nit&eacute; s&rsquo;est en r&eacute;alit&eacute; d&eacute;roul&eacute;&nbsp;!<br />&nbsp;<br />S*, maman combl&eacute;e &ndash; avec la complicit&eacute; de G*, papa heureux<br />Septembre 2021</div>]]></content:encoded></item></channel></rss>